Fulgence Girard

Présentation de la personne et de l’œuvre de Fulgence Girard, avocat et homme de lettres, directeur de journaux littéraires, secrétaire de la société archéologique d’Avranches, 1807–1873.

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Présentation

Blason dextrochère de la ville de Granville De son nom complet Pierre Fulgence Girard, avocat et homme de lettres, directeur de journaux littéraires, secrétaire de la société archéologique d’Avranches, né le 21 septembre 1807 à Granville, décédé le 10 avril 1873 à Bacilly à l’âge de 65 ans où il est inhumé.

Il est né de Nicolas Antoine Le Jeune Girard (1771–1835) et de Rosalie La Houssaye (1775–1865), il épousa le 3 février 1836, à Avranches, Melle Adrienne Julie Desfeux (1817–1865), avec laquelle il eut quatre filles : Julie, Marie, Inès, Marcelline Marguerite (1837–1895), il a habité 29 rue St-Jean à Granville et Labroue en Bacilly . Sa fille Marcelline Marguerite a eu trois enfants dont un fils, Fulgence Le Bouffy (1863–1938), qui eut quatre enfants : Henri (1895–1920), Yvonne (1896–1964), Marguerite (1901–2002) et Anne (1905–1970). Une autre fille, Marie (1893–1894) était née auparavant et morte en bas âge. Henri, Capitaine, est mort pour la France en 1920 des suites de blessure par balle. L’auteur de cette page web est lui-même descendant de cette Yvonne Le Bouffy. ☺

Il écrivit de nombreux essais, surtout archéologiques et historiques, et quelques histoires dont Sur nos grèves, Deux Martyrs, Marceline Vauvert, Giulia Falcom, Un Corsaire sous l’Empire.
Sur nos grèves est une recueil de quatre nouvelles qui, comme son nom l’indique, se passent sur nos grèves, c’est à dire sur les grèves de Bretagne et de Normandie : Berthe la maréieuse (voir plus loin), Maître Blanchard le douanier, Gaud le pêcheur, Loïk l’enfant des grèves.


Armand Barbès
Fulgence Girard soutient le mouvement ouvrier sous la Monarchie de Juillet. La société de l’époque voit la condition ouvrière se détériorer sous l’effet de l’exode rural et des conditions de vie toujours plus difficiles, liées aux prémices de la révolution industrielle, ce qu’on appellera le paupérisme. Divers mouvement ouvriers luttent contre ces conditions et provoquent des insurrections, dont la première fut la révolte des Canuts à Lyon en novembre 1831. Le 12 mai 1839, les républicains de la Société des saisons, société prolétarienne qui compte alors environ 900 membres, tentent de renverser Louis-Philippe, avec parmi eux Auguste Blanqui, Armand Barbès, Martin Bernard. 400 insurgés parviennent à occuper brièvement l’Assemblée, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice. L’opération échoue et les conjurés sont arrêtés. Armand Barbès et Martin Bernard sont jugés en juin–juillet 1839, Auguste Blanqui en janvier 1840 ; ils seront tous les trois avec les autres condamnés déportés au Blason actuiel de la commune du Mont-Saint-Michel : de sable à dix coquilles d’argent 4, 3, 2 et 1 ; au chef cousu d’azur, à trois fleurs de lys d’or Mt-Saint-Michel. En octobre 1841, Fulgence Girard rédige avec l’accord d’Auguste Blanqui et des autres prisonniers une pétition de M. Carle et Mme Augusta Carle, sœur d’Armand Barbès. Suite à la publication de cette pétition débute une campagne de presse sur les prisons politiques (Journal du Peuple, Le National, plus tard La Réforme…) qui aboutira ultérieurement (avril–mai 1841) à des discussions à la Chambre autour de la loi sur les prisons.

Fulgence Girard a été directeur du Journal d’Avranches, contribuait au Navigateur, journal des naufrages et des autres événements nautiques édité au Havre par une société de marins entre 1829 et 1833 puis entre 1834 et 1838 (nouvelle série). Édouard Corbière, le « père du roman maritime en France » y écrivit de nombreux articles et même en dirigea un temps la rédaction. Ce périodique devint par la suite la Revue maritime, absorbée elle-même par Le Journal de la marine : revue des voyages.

Fulgence Girard était publié hebdomadairement dans Le Monde Illustré. Il y écrivait dans tous les domaines : mondanités, drames de l’actualité, critiques artistiques en lettres ou architecture, nécrologie, reportages, y compris de contrées lointaines. Ses reportages s’émaillaient toujours d’un enrichissement culturel et allaient chercher dans l’Histoire et la Géographie les racines des événements ou lieux dont il parlait.
Au fil de ces pages, on rencontre parmi ses voisins de plume les écrivains Alexandre Dumas (père) et George Sand, le musicien Hector Berlioz.
À partir du second semestre 1858, ses récits d’événements lointains seront titrés Chronique de la province et de l’étranger.

Réédition de Berthe la maréieuse, lexique, épilogue

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Girard, l’association des amis de la Haute Ville de Granville associée à l’éditeur de notre site web ont réédité une de ses nouvelles : Berthe la maréieuse.

La Médiathèque Charles de la Morandière à Granville où nous avons retrouvé Berthe la maréieuse.

Histoire

Berthe la maréieuse est l’histoire d’une jeune pêcheuse de Granville qui un jour est piégée par la marée montante. Son amoureux, Pierre, la sauve en l’aidant à se réfugier dans une grotte du Roc, où ils attendront la marée descendante. Leur sentiment mutuel est si tendre et si fort qu’ils ne peuvent s’empêcher de le concrétiser. Quelque-temps après, Berthe se retrouve enceinte, mais la famille de Pierre refuse qu’il l’épouse. Le drame se développe sur la trame de cette histoire et nous ne la révèlerons pas ici. Cette histoire est censée débuter en 1788, une quarantaine d’années avant sa parution, et l’auteur prend soin de nous dépeindre avec précision les sentiments et la société de l’époque, non sans laisser paraître son propre point de vue critique sur les mentalités d’alors. Aussi bien le style littéraire est assez marqué de son époque, l’analyse et la critique sociale qui transparaissent nous semblent aujourd’hui étonnamment modernes. Girard dénonce avec virulence le rigorisme de la société dont il démontre les effets criminels : en rejetant un phénomène somme toute naturel (les conséquences de l’amour et de la sexualité), la société s’est rendue coupable de la déchéance et de la mort de deux innocents. La situation n’avait aucune raison de se dénouer ainsi sans les rouages aveugles et écrasants de la société où les personnages sont contraints de vivre et de s’y conformer.


La grotte de Lihou, où se sont concrétisés « les plus saints penchants de l’âme ».

Extrait

Ce qu’est pourtant la justice des hommes, et à quoi tient pourtant la félicité d’une vie !
Des parents joyeux s’empresseraient autour d’elle ; le carillon des cloches, la voix des amis annonceraient au monde sa délivrance par un hymen de fêtes ; toutes les voix s’adouciraient pour lui murmurer des vœux de félicité : et sa chambre est déserte ; une figure seule sourit près de sa couche, et c’est un sourire de douleur ; il faut qu’elle dévore ses larmes, il faut qu’elle boive en secret son amertume et son fiel. Elle cache son enfant dont elle serait fière, car son orgueil fait sa honte.
Pourquoi ?
Parce que nos mœurs ont fait un crime des plus saints penchants de l’âme, et un trafic de chair des plus chastes nœuds.
Parce qu’un imprudent n’a pas trouvé dans son cœur d’homme assez de fermeté pour se livrer à la vertu.
Il a soufflé sur une existence, et cette existence en fleur s’est desséchée comme la lande de la plaine ; et lui, aux applaudissements, s’endort heureux sur un autre amour.
L’homme a passé là ; comme une limace sur un lis, il en a bu les parfums et la rosée et y a laissé sa souillure ; et l’on rejette le lis ; et la limace cuve son ivresse dans le calice d’une autre fleur.
Berthe la maréieuse, p. 33

Éditions

Cette histoire a été éditée dans la revue France Maritime (voir plus loin), d’Amédée Gréhan, vers 1834, et rééditée plusieurs fois. Elle est aussi incluse dans le livre Sur nos grèves (1840). Selon la date des éditions, la maréieuse s’écrit avec un i ou un y, avec ou sans accent, l’orthographe de ce mot ayant changé au cours du temps.
La réédition de 2007 est sous la forme d’un livret A5 de 43 pages, vendu 4 € dans les librairies de Granville. Vous pouvez aussi l’acquérir en prenant contact avec l’association, ou en nous contactant (voir page Contact).

Lexique, épilogue

Alors qu’on en était à finaliser le travail de réédition, nos relecteurs ont fait remarquer que de nombreux termes et expressions utilisés dans le texte étaient vieux, locaux ou inusités, et méritaient un peu plus d’attention. Nous avons donc entrepris quelques recherches, et nous avons été en mesure d’éditer un lexique de deux pages, que nous avons joint au fascicule. Vous pouvez le lire ou le télécharger sur ce site. Peu après avoir bouclé l’édition du fascicule, nous avons découvert chez un membre de la famille, une nouvelle édition de la même histoire, datée de 1840, qui était rallongée d’un épilogue !
Comme dans tout bon épilogue littéraire, c’est l’auteur qui y explique, à la première personne, avec l’accent de la vérité, comment il en est arrivé à raconter cette histoire, qui sont les personnes, réelles, qu’elle concerne, et ce qu’elles sont devenues à ce jour, plus de cinquante ans après les faits.
À la lecture de cet épilogue, je ne peux personnellement me laisser aller à imaginer que c’est une histoire vraie, tout au plus une légende vivace inspirée de faits divers déformés par la tradition orale, que Girard a décidé un jour de mettre en prose. Sur le rocher, auprès de ou dans de la grotte, le lichen rouge du sang des victimes est toujours là, mais j’ai cherché sans succès les initiales gravées dont il parle. Le fait qu’il place son récit en un lieu précis (Granville) à une date précise (« un des premiers jours d’avril 1788 ») intensifie l’impression de véracité, mais n’est-ce pas là un effet littéraire connu ? A-t-il créé cette histoire ou existait elle avant qu’il ne la raconte ? Pour l’instant nous n’en savons pas plus. Mais nous vous laissons le soin de vous faire votre propre idée, car nous publions sur ce site cet épilogue retrouvé (en image uniquement, une transcription est prévue dans le futur).
Extrait :
Plus d’un demi siècle s’est écoulé sur cette catastrophe, et cependant le souvenir en est resté si profondément gravé dans la mémoire des habitants de cette partie du littoral, que fort peu des nombreux baigneurs qui, durant les beaux jours, viennent chercher, quelques-uns la santé, la plupart le plaisir, sur cette belle plage sabloneuse, s’en éloignent sans avoir accompli, sur l’invitation des ciceroni du lieu, un tendre pèlerinage à la grotte et aux rochers théâtres des scènes dramatiques de ce récit.

Célébration du bicentenaire de sa naissance

L’association des amis de la Haute Ville de Granville, ainsi que des descendants de Fulgence Girard se sont réunis le 22 septembre 2007 pour célébrer le bicentenaire de sa naissance. À cette occasion, sa mémoire et son œuvre ont été évoquées. Nous donnons ci-dessous le communiqué de presse relatant cette rencontre.

Communiqué de presse
Granville, Hommage rendu à Fulgence Girard, écrivain granvillais

Cérémonie émouvante à l’Espace Cambernon samedi 22 septembre 2007 : on fêtait ce jour là le 200ème anniversaire de la naissance de Fulgence Girard, écrivain, avocat, fondateur de journaux… fils de lieutenant de vaisseau et petit-fils d’armateur, né le 21 septembre 1807 à Granville, où il habita au 29 de la rue Saint-Jean. Sa carrière littéraire le conduisit à Paris. Il passa les dernières années de sa vie à Bacilly, où il mourut en 1873.

L’Association des Amis de la Haute Ville a pris l’initiative d’honorer ce littérateur granvillais contemporain de Victor Hugo et d’Eugène Sue, auteur de nombreux ouvrages et études historiques, maritimes et archéologiques : Histoire de la Marine Française, Histoire du Mont Saint-Michel, Annuaire d’Avranches…

Pour marquer le bicentenaire de sa naissance, l’Association des Amis de la Haute Ville a procédé à une réédition de Berthe la maréieuse, nouvelle dont l’action se situe à Granville, publiée dans La France maritime en 1853, et, sous forme de feuilleton, par Le Républicain Granvillais en 1980 et 1981. Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’un public s’intéressant à l’histoire locale, et de plusieurs descendants de Fulgence Girard restés fidèlement attachés à leurs racines granvillaises.

En honorant la mémoire d’un écrivain de la Haute Ville, cette manifestation culturelle contribue à la mise en valeur du patrimoine granvillais. L’ouvrage Berthe la maréieuse est disponible dans les librairies de Granville.

C’est sur la grève du nord que débute l’histoire de Berthe. Berthe est piégée par la marée montante et se réfugie dans une grotte avec son amoureux Pierre. Berthe tombe enceinte suite à cette union éphémère, et de là se développe le drame de l’histoire. Certaines personnes ont fait remarquer que si, à l’époque, l’escalier du rempart du nord avait existé, il aurait évité bien des ennuis à notre pauvre Berthe, d’où l’idée qui a été proposée de nommer cet escalier du nom de Berthe la mareyeuse. Nous avons retrouvé cette proposition dans un article du Granvillais du 20 avril 1873, et, cet escalier n’ayant toujours pas de nom aujourd’hui, l’association a souhaité relancer cette proposition. Une demande formelle sera faite à la municipalité dans ce sens.

Photos. Ci-dessus : l’escalier, départ au niveau du rempart. À gauche : l’escalier descendant le long de la falaise, vue générale depuis la grève.


Explications et discours sur Fulgence Girard par l’association et des descendants. Sur la photo : Jacqueline de Laborderie.

À l’espace Cambernon, point de vente de Berthe la maréieuse rééditée pour l’occasion. Les discussions vont bon train sur l’auteur et l’ouvrage.

À l’escalier du rampart du nord, l’escalier de Berthe la mareyeuse, le président de l’association, Emmanuel Collignon, montre la maison où Fulgence Girard a habité à Granville. À droite, nous voyons des granvillaises en costume traditionnel, portant la fameuse coiffe dite bavolette.

Bibliographie de Fulgence Girard

  • « Prospectus – Dans la littérature et les arts » dans La Jeune Europe, revue du progrès
  • Avec Édouard Turquety, et al. (collectif), Keepsake breton, Impr. de A. Marteville, Rennes, 1832, recueil de 40 poèmes de 21 différents auteurs, dont Fulgence Girard, édité au profit des pauvres, in-8°, Ⅳ-119 p.
  • À mon ami Charles Sigoyer (14 juillet 1789), Impr. de Landais et Marteville, Rennes, 14/7/1832, in-4°, 3 p., autogr.
  • Avec Eugène L’Héritier, Les personnalités, appréciation critique des contemporains, Eugène L’Héritier, Paris, 1833, portraits polémiques de 27 contemporains, in-8°
  • Journal d’Avranches (dir.)
  • nombreux articles dans Le Navigateur, Le Havre, 1829–1834, hebdomadaire
  • nombreux articles et une ou plusieurs nouvelles dans La France Maritime, Amédée Gréhan (dir.), ca. 1834, hebdomadaire, réédité :
    • Amédée Gréhan (dir.) (collectif), La France Maritime, Postel, Paris, 1834-1835, 2 volumes
    • Amédée Gréhan (dir.) (collectif), La France Maritime, Postel, Paris, 1837-1842, 4 volumes
    • Amédée Gréhan (dir.) (collectif), Album maritime, Baillieu, Paris, 1838, quarante superbes gravures sur acier dessinées par MM. Morel-Fatio, Gudin, Garneray, Isabey, et al.
    • Amédée Gréhan (dir.) (collectif), La France Maritime, Dutertre, Paris, 1853, 4 volumes
  • « Un drame sur les pontons », récit, 2 vol., in-8° dans La France Maritime, Amédée Gréhan (dir.), ca. 1834, op. cit., annoncé dans ce magazine et en monographie, publication incertaine, réédité :
    • « Un drame des pontons », (1849) dans La Voix du Peuple, Pierre Joseph Proudhon (dir.), Marseille, 1848
  • Gaud, le bon ami
  • Deux Martyrs, Hippolyte Souverain éditeur, Paris, 1835, 2 vol., in-8°, réédité :
    • Lécrivain et Toubon, Paris, 1862, Gr. in-8°, 47 p. à 2 col., couv. illustrée, fig.
  • « Berthe la maréieuse » dans La France Maritime, Amédée Gréhan (dir.), ca. 1834, op. cit., réédité :
    • « Berthe la mareyeuse » dans Le Granvillais, hebdomadaire, 6 novembre 1869 au 5 mars 1870
  • Avec Jules Lecomte, Chroniques de la marine française, 1789 à 1830, Hippolyte Souverain éditeur, Paris, (1836–1837), la collaboration de Jules Lecomte s’est limitée à la co-conception du projet, du caractère et du plan. 5 tomes : tome Ⅰ–Ⅱ : « sous la République », tome Ⅲ : « sous le Consulat », tome Ⅳ–Ⅴ : « sous l’Empire ». Un tome supplémentaire était annoncé en 1850 : « sous la Restauration ». La suite de ces chroniques sera publiée dans le feuilleton du Siècle en 1855 pour la période contemporaine, 5 vol., in-8°, réédité :
    • « Chroniques de la marine française, tome “Empire” » dans : Quarante-quatrième série, coll. « Musée litteraire, choix de littérature contemporaine française et étrangère », Les Bureaux du « Siècle », Paris, n°44 (1870), in-4°
    • « Chroniques de la marine française, tome “République” » dans : coll. « Musée litteraire, choix de littérature contemporaine française et étrangère », op. cit., Paris, in-4°
    • Chroniques de la marine française, Les Bureaux du « Siècle », Paris, 1877, tome « République », in-4°
  • « Gloires militaires de la Révolution Française », 7 p., poèmes
  • Marceline Vauvert, Hippolyte Souverain éditeur, Paris, 1837, (nombreuses rééditions 1865–1876), 2 vol., in-8°, réédité :
    • « Marceline Vauvert » dans : Trente-et-unième série, coll. « Musée litteraire, choix de littérature contemporaine française et étrangère », op. cit., Paris, n°31, in-4°
    • Hippolyte Souverain éditeur, 1838, in-8°
  • Obsèques et cérémonies funèbres de M. Lesplu-Dupré, curé d’Avranches, archidiacre, chanoine honoraire, grand-vicaire de Mr l’évèque de Coutances, membre de l’Ordre de la Légion d’Honneur, E. Tostain, Avranches, 1837, 20 p.
  • « Charité », E. Tostain, Avranches, 7 p., poème
  • dans : Hégésippe Moreau, Le Myosotis, Paris, 1838, in-4°, [avant-propos]
  • « Mémoire sur la baie du Mont-Saint-Michel », (1840), p. 111–121 dans Ann. Norm.
  • Sur nos grèves, 1840, 2 vol., in-8°, réédité :
    • dans : coll. « Musée litteraire, choix de littérature contemporaine française et étrangère », op. cit., Paris, n°32, in-4°, recueil de quatre histoires : “Berthe la maréyeuse”, “Maître Blanchard le douanier”, “Gaud le pêcheur”, “Loïk l’enfant des grèves”
  • Avec M. Carle, Mme Augusta Carle (collectif), Pétition des époux Carle, 1841, en soutien à Auguste Blanqui, Armand Barbès, Martin Bernard et les autres prisonniers politiques du Mont-Saint-Michel
  • Annuaire d’Avranches, première année, E. Tostain, Avranches, 1842, édition unique, 3 parties : almanach (88 p.), histoire, guide du voyageur et environs d’Avranches (207 p.), annuaire d’Avranches et villes voisines (61 p.), in-18 de 356 p., réédité :
    • Histoire d’Avranches, suivie du guide du voyageur dans cette ville et dans ses environs, E. Tostain, Avranches, 1842, réédition partielle de l’annuaire d’Avranches, 1 vol., in-8°
  • « Mémoire sur le camp romain, dont les ruines couronnent la hauteur dite “le Chatellier”, dans la commune du Petit-Celland », (1842), p. 161–192, t. 1 dans Société Archéologique d’Avranches, réédité :
    • Mémoires de la Société archéologique d’Avranches, E. Tostain, 1842, 1 vol., in-8°
  • Histoire archéologique, géologique et pittoresque du Mont-Saint-Michel, au péril de la mer, E. Tostain, Avranches, 1843, orné de quatre lithographies, avec un plan du Mont-Saint-Michel, prix éditeur : 5 F. (réédité en 1849), 1 vol., in-8° de 376 pages
  • Histoire du Mont-Saint-Michel, comme prison d’État, avec les correspondances inédites des citoyens : Armand Barbès, Auguste Blanqui, Martin-Bernard, Flotte, Mathieu d’Épinal, Béraud, etc., Paul Permain et Cie, Paris, 1849, 1 vol., in-8° de 372 pages
  • Histoire démocratique de la révolution de février 1848, Paul Permain et Cie, Paris, 1850, (publiée aussi dans Les Veillées du peuple d’Auguste Blanqui), 2 vol., in-8°, planche
  • Sisyphe, ïambes, Paul Permain et Cie, Paris, 1850, recueil de poésies, in-8°, ⅩⅩⅩⅡ-302 p.
  • Mystères du grand monde, histoire des palais, prisons d’État, abbayes, salons, etc., Librairie historique illustrée, Paris, 1851–1853, 8 vol., gr. in-8°, pl. grav. de T. Johannot
  • collaborateur (1855) dans Le Siècle, Armand Dutacq (dir.), Paris, (1836–1932), quotidien
  • « L’Engrenage » dans Les feuilletons du “Siècle”, dans Le Siècle, Armand Dutacq (dir.), (1836–1932), op. cit.
  • « Chronique de la province et de l’étranger » dans Le Monde Illustré, 1857–…, rubrique régulière, plus collaboration régulière et de nombreux articles hors de cette rubrique
  • Avec le vicomte O’Héguerty, Histoire générale anecdotique, pittoresque et illustrée de la guerre d’Italie, rue de Madame, Paris, 1859, in-4°, avec gravures, fig.
  • Avec Th. Viéville, Histoire générale anecdotique, pittoresque… de la guerre d’Italie, contenant toutes les pièces officielles, notes et documents authentiques… par Fulgence Girard et continuée jusqu’à la paix de Zurich par Th. Viéville, Impr. de C. Noblet, Paris, 1860, avec le vicomte Henry O’Héguerty non crédité, Gr. in-8° avec gr., 405 p., fig.
  • L’Histoire du Second Empire, tome I, H. Morel, Paris, 1861, seul volume paru, in-8°, ⅩⅥ-448 p., portrait de Napoléon III, pl.
  • (postface d’Eugène Sue), Un Corsaire sous l’empire, A. Bourdilliat et Cie, Paris, 1861, Bibliothèque nouvelle. Cette histoire a été écrite au plus tard en 1857, in-18, 296 p., réédité :
    • dans : coll. « Musée litteraire, choix de littérature contemporaine française et étrangère », op. cit., Paris, n°24 (1861), existe aussi en in-8°, in-4°
  • Divinité du Christianisme, 1867, sous forme de lettres, in-8°
  • « Giulia Falcom » dans : Trente-deuxième série, n°32, op. cit.
Avec les recherches d’Olivier de Laborderie et Emmanuel Collignon
Gravure extraite de « Histoire d’Avranches, suivie du guide du voyageur dans cette ville et dans ses environs »
Extrait de l’annuaire d’Avranches

 

Gravure extraite de « Historique archéologique, géologique et pittoresque du Mont-Saint-Michel, au péril de la mer »
Au Mont-Saint-Michel

Correspondance

Eugène Sue
Eugène Sue
  • Correspondance avec Eugène Sue
    Fulgence Girard admirait Eugène Sue, socialiste et auteur renommé de romans maritimes et autres. Il lui demandait de relire ses essais, et nous avons retrouvé dans les œuvres de Fulgence Girard, les lettres d’Eugène Sue, utilisées en guise de justificatifs ou de préface.
Alexandre Dumas
Alexandre Dumas
  • Correspondance avec Jules Lecomte
    • Lettre de Jules Lecomte
      Alexandre Dumas (père) faisait partie des contributeurs de la revue Le Monde Illustré. Dans une lettre truculente à Fulgence de son ami Jules Lecomte, ce dernier raconte que Dumas, à Florence, lui était ouvertement hostile et calomniateur, au point qu’il a dû le soufleter violemment. Cette lettre a été retrouvée par Bernard Guyon Le Bouffy.
    • Lettre de Jules Lecomte en justificatif des Chroniques de la marine française, tome “République”
      Dans cette lettre, Jules Lecomte explique comment et pourquoi, bien que crédité comme co-auteur de cet ouvrage, sa collaboration ne s’est en fait limité qu’à la co-conception du projet, du caractère et du plan.
      Cliquez ici pour accèder à ce texte dans l’œuvre en ligne : Justification et introduction dans les Chroniques de la marine française, tome “République” (pp. 1 – 6).
  • D’autres travaux sont en cours par Maurice Meunier, sur la base de la correspondance de Fulgence Girard, nous vous tiendrons au courant.

Épitaphe

Tombeau de Pierre Fulgence Épitaphe sur la stèle tombale au cimetierre de Bacilly :
Viens à moi toi dont l’âme à la peine asservie
chemine sous son poids sans trève ni merci.
Je te soulagerai moi, la voie et la vie.
Vous l’avez dit mon Dieu, confiant, me voici.

Ô vous qui m’aimiez, que j’aimais et que j’aime
Que votre cœur ici ne s’ouvre qu’à l’espoir
La tombe… c’est le port de la plage suprème
Le terme de l’exil… En Dieu donc, au revoir


Ses articles dans Le Monde Illustré

Le Monde illustré était une revue que Fulgence Girard contribua à fonder. Cette revue parût pour la première fois le 17 avril 1857, et était signée :
MM. Alexandre Dumas, Méry, Gozlan, Amédée Achard, Paul Féval, André, Mary Lafon, Roger de Beauvoir, Ch. Monselet, Saintine, Fulgence Girard, Albéric Second, Xavier Aubryet, Louis Ulbach, J. Doucet, Ch. d’Argé, Champfleury.
Mmes George Sand, Louise Colet, Manoël de Grandfort, Constance Aubert, etc., etc.
La revue lui survécut ; le dernier numéro que nous ayons retrouvé est le numéro 4489, daté du 11 décembre 1948.

Voir l’édito paru avec le premier numéro.

Voici la liste des articles de Fulgence Girard publiés dans la revue, jusqu’au premier semestre 1858. Cette liste est en construction. Elle est complète pour 1857 et partielle pour le premier semestre de 1858 (manquent les brèves, c’est à dire ceux signés F.G.). Le contenu de certains articles est disponible : cliquez sur ceux marqués en couleur pour y accéder.

Lors de nes travaux, nous avons aussi relevés de cette revue des articles d’autres auteurs pour diverses raisons. La liste complète des articles relevés se trouve là : Liste d’articles du Monde Illustré.

Voir en fin de liste la légende des astérisques.

Légende de la liste ci-dessus

Ses articles dans La France Maritime

La France Maritime était une revue hebdomadaire fondée par Amédée Gréhan, dont le titre explique pleinement le sujet. On y trouvait des articles sur l’Histoire et la géographie, des récits d’évènements marins, des vulgarisations de techniques et de faits de société du monde maritime, des biographies de marins célèbres, des articles sur la construction navale, l’histoire naturelle, avec en plus quelques fictions sur le thème de la revue. Parmi les autres contributeurs de cette revue on trouve Edmond Corbière, Jules Lecomte, Chateaubriand, Henri Martin, Paul Féval La revue était fameuse pour ses illustrations, la plupart du temps en gravure pleine page, au point que certains collectionneurs n’hésitaient pas à démantibuler les ouvrages pour revendre les gravures à l’unité.

Réditions en volumes

Cette revue, aujourd’hui considérée comme un classique de l’histoire maritime, a fait l’objet de rééditions en volumes, et c’est à travers ces volumes que nous la connaissons le mieux.

Liste des articles retrouvés

Voici la liste des articles de Fulgence Girard que nous avons retrouvés dans le premier tome de l’édition de Dutertre de 1853. Nous ne sommes pas en mesure de dater les articles, ni de savoir si tous les articles de la revue ont été inclus dans la version en volumes, ni même si les articles repris l’ont été in extenso ou avec révisions. D’autre part, le volume consulté contenait plusieurs articles non signés, dont certains pourraient avoir été écrits par Fulgence Girard, mais que nous n’avons pas relevés.
Le contenu de certains articles est disponible : cliquez sur ceux marqués en couleur pour y accéder.

Autres articles

D’autres articles dont le sujet semblait intéressant ont été susceptibles de nous séduire, et ont été inclus dans le champ de nos travaux afin de vous les offrir. Ces articles ne sont pas écrits par Fulgence Girard.

Ses œuvres en ligne

Nous avons entrepris de publier quelques-unes des œuvres de Fulgence Girard sur ce site web. Nous ne pouvons convertir en mode texte qu’une petite partie des écrits disponibles, ce qui explique pourquoi nous vous présentons des photographies des livres et revues dans la plupart des cas. Même sous cette forme, cela représente un travail considérable, et c’est encore en construction.

Édition(s) complète(s)

Si certains textes ne sont pas disponibles au moment de votre visite, veuillez consulter la section Administration et maintenanceMoyens techniques ci-dessous.

Éditions incomplètes

Références bibliographiques

Nous avons rassemblé ici tous les articles, textes et autres qui font référence à Fulgence Girard et que nous avons retrouvé. Pour éviter la confusion avec la bibliographie (les textes écrits par Girard), nous l'avons mis dans une page séparée.

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Comment contribuer

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Bibliographie des articles scannés

Dans la bibliographie publique seuls les articles retranscrits au mode GRx et TXT ont un lien HREF. Les versions de travail contiennent aussi les articles scannés ou photographiés mais non mis en forme (c’est à dire ceux en mode BB)

Accès au serveur généalogique

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