![]()
|
De son nom complet Pierre Fulgence Girard, avocat et homme de lettres, directeur de journaux littéraires, secrétaire de la société archéologique d’Avranches, né le 21 septembre 1807 à Granville, décédé le 10 avril 1873 à Bacilly à l’âge de 65 ans où il est inhumé. Il est né de Nicolas Antoine Le Jeune Girard (1771–1835) et de Rosalie La Houssaye (1775–1865), il épousa le 3 février 1836, à Avranches, Melle Adrienne Julie Desfeux (1817–1865), avec laquelle il eut quatre filles : Julie, Marie, Inès, Marcelline Marguerite (1837–1895), il a habité 29 rue St-Jean à Granville et Labroue en Bacilly . Sa fille Marcelline Marguerite a eu trois enfants dont un fils, Fulgence Le Bouffy (1863–1938), qui eut quatre enfants : Henri (1895–1920), Yvonne (1896–1964), Marguerite (1901–2002) et Anne (1905–1970). Une autre fille, Marie (1893–1894) était née auparavant et morte en bas âge. Henri, Capitaine, est mort pour la France en 1920 des suites de blessure par balle. L’auteur de cette page web est lui-même descendant de cette Yvonne Le Bouffy. ☺
Il écrivit de nombreux essais, surtout archéologiques et historiques, et quelques histoires dont Sur nos grèves, Deux Martyrs, Marceline Vauvert, Giulia Falcom, Un Corsaire sous l’Empire.
Sur nos grèves est une recueil de quatre nouvelles qui, comme son nom l’indique, se passent sur nos grèves, c’est à dire sur les grèves de Bretagne et de Normandie : Berthe la maréieuse (voir plus loin), Maître Blanchard le douanier, Gaud le pêcheur, Loïk l’enfant des grèves.
![]() Armand Barbès |
Mt-Saint-Michel. En octobre 1841, Fulgence Girard rédige avec l’accord d’Auguste Blanqui et des autres prisonniers une pétition de M. Carle et Mme Augusta Carle, sœur d’Armand Barbès. Suite à la publication de cette pétition débute une campagne de presse sur les prisons politiques (Journal du Peuple, Le National, plus tard La Réforme…) qui aboutira ultérieurement (avril–mai 1841) à des discussions à la Chambre autour de la loi sur les prisons.
Fulgence Girard a été directeur du Journal d’Avranches, contribuait au Navigateur, journal des naufrages et des autres événements nautiques édité au Havre par une société de marins entre 1829 et 1833 puis entre 1834 et 1838 (nouvelle série). Édouard Corbière, le « père du roman maritime en France » y écrivit de nombreux articles et même en dirigea un temps la rédaction. Ce périodique devint par la suite la Revue maritime, absorbée elle-même par Le Journal de la marine : revue des voyages.
Fulgence Girard était publié hebdomadairement dans Le Monde Illustré. Il y écrivait dans tous les domaines : mondanités, drames de l’actualité, critiques artistiques en lettres ou architecture, nécrologie, reportages, y compris de contrées lointaines. Ses reportages s’émaillaient toujours d’un enrichissement culturel et allaient chercher dans l’Histoire et la Géographie les racines des événements ou lieux dont il parlait.
Au fil de ces pages, on rencontre parmi ses voisins de plume les écrivains Alexandre Dumas (père) et George Sand, le musicien Hector Berlioz.
À partir du second semestre 1858, ses récits d’événements lointains seront titrés Chronique de la province et de l’étranger.
À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Girard, l’association des amis de la Haute Ville de Granville associée à l’éditeur de notre site web ont réédité une de ses nouvelles : Berthe la maréieuse. ![]() La Médiathèque Charles de la Morandière à Granville où nous avons retrouvé Berthe la maréieuse. |
![]() La grotte de Lihou, où se sont concrétisés « les plus saints penchants de l’âme ». |
Ce qu’est pourtant la justice des hommes, et à quoi tient pourtant la félicité d’une vie !
Des parents joyeux s’empresseraient autour d’elle ; le carillon des cloches, la voix des amis annonceraient au monde sa délivrance par un hymen de fêtes ; toutes les voix s’adouciraient pour lui murmurer des vœux de félicité : et sa chambre est déserte ; une figure seule sourit près de sa couche, et c’est un sourire de douleur ; il faut qu’elle dévore ses larmes, il faut qu’elle boive en secret son amertume et son fiel. Elle cache son enfant dont elle serait fière, car son orgueil fait sa honte.
Pourquoi ?
Parce que nos mœurs ont fait un crime des plus saints penchants de l’âme, et un trafic de chair des plus chastes nœuds.
Parce qu’un imprudent n’a pas trouvé dans son cœur d’homme assez de fermeté pour se livrer à la vertu.
Il a soufflé sur une existence, et cette existence en fleur s’est desséchée comme la lande de la plaine ; et lui, aux applaudissements, s’endort heureux sur un autre amour.
L’homme a passé là ; comme une limace sur un lis, il en a bu les parfums et la rosée et y a laissé sa souillure ; et l’on rejette le lis ; et la limace cuve son ivresse dans le calice d’une autre fleur.Berthe la maréieuse, p. 33
Plus d’un demi siècle s’est écoulé sur cette catastrophe, et cependant le souvenir en est resté si profondément gravé dans la mémoire des habitants de cette partie du littoral, que fort peu des nombreux baigneurs qui, durant les beaux jours, viennent chercher, quelques-uns la santé, la plupart le plaisir, sur cette belle plage sabloneuse, s’en éloignent sans avoir accompli, sur l’invitation des ciceroni du lieu, un tendre pèlerinage à la grotte et aux rochers théâtres des scènes dramatiques de ce récit.
Avec les recherches d’Olivier de Laborderie et Emmanuel Collignon
|
![]() Extrait de l’annuaire d’Avranches
|
|
|
|
|
|
|
|
Épitaphe sur la stèle tombale au cimetierre de Bacilly :|
Viens à moi toi dont l’âme à la peine asservie chemine sous son poids sans trève ni merci. Je te soulagerai moi, la voie et la vie. Vous l’avez dit mon Dieu, confiant, me voici. Ô vous qui m’aimiez, que j’aimais et que j’aime |

MM. Alexandre Dumas, Méry, Gozlan, Amédée Achard, Paul Féval, André, Mary Lafon, Roger de Beauvoir, Ch. Monselet, Saintine, Fulgence Girard, Albéric Second, Xavier Aubryet, Louis Ulbach, J. Doucet, Ch. d’Argé, Champfleury.La revue lui survécut ; le dernier numéro que nous ayons retrouvé est le numéro 4489, daté du 11 décembre 1948.
Mmes George Sand, Louise Colet, Manoël de Grandfort, Constance Aubert, etc., etc.

Voir l’édito paru avec le premier numéro.
Voici la liste des articles de Fulgence Girard publiés dans la revue, jusqu’au premier semestre 1858. Cette liste est en construction. Elle est complète pour 1857 et partielle pour le premier semestre de 1858 (manquent les brèves, c’est à dire ceux signés F.G.). Le contenu de certains articles est disponible : cliquez sur ceux marqués en couleur pour y accéder.
Lors de nes travaux, nous avons aussi relevés de cette revue des articles d’autres auteurs pour diverses raisons. La liste complète des articles relevés se trouve là : Liste d’articles du Monde Illustré.
Voir en fin de liste la légende des astérisques.

Voici la liste des articles de Fulgence Girard que nous avons retrouvés dans le premier tome de l’édition de Dutertre de 1853. Nous ne sommes pas en mesure de dater les articles, ni de savoir si tous les articles de la revue ont été inclus dans la version en volumes, ni même si les articles repris l’ont été in extenso ou avec révisions. D’autre part, le volume consulté contenait plusieurs articles non signés, dont certains pourraient avoir été écrits par Fulgence Girard, mais que nous n’avons pas relevés.
Le contenu de certains articles est disponible : cliquez sur ceux marqués en couleur pour y accéder.
Page créée ca. 2001, par Baptiste Marcel (
, voir aussi page Contact). Vos commentaires sont bienvenus.
Si cette page vous a plu, n’hésitez pas à visiter ma page d’accueil.